Association Biodiva’R

Biocoop et dérive du toujours plus gros

vendredi 11 avril 2008 par Biodiva

Un temoignage intéressant trouvé sur le net :

Il y a quelques mois, j’ai eu l’idée de monter un groupement de consommateurs de produits Bio sur ma commune (Clamart dans le 92). J’avais rencontré auparavant l’association Solibio à l’île saint Denis, qui a monté un magasin associatif de produits Bio géré par les adhérents (génial !).

Avec une trentaine d’adhérents, ils achètent régulièrement auprès de Biocoop et revendent les produits aux adhérents avec une faible marge couvrant les frais de fonctionnement. Ce modèle correspond à la création des biocoops à leurs origines et permet de vendre des produits bios à un prix réduits.

Sur ma commune, j’ai rencontré un couple de propriétaire qui me prêtait un local (qu’ils mettaient à disposition d’associations). Dans les milieux alternatifs, une dizaine de famille était prête à se lancer dans l’aventure.

Des statuts d’association ont été écrit, une assurance a été trouvée et un fonctionnement collectif (des commandes passées à date fixe chaque mois ensemble). Jusqu là, tout allait trop bien, presque trop bien.

Je suis rentré en contact avec la structure Biocoop, via l’association Solibio. La personne que j’ai rencontrée est venue à Clamart. Il nous a tout de suite dis que si un entrepreneur ouvrait un magasin sur Clamart, notre projet ne ferait pas partie de Biocoop.

A ce moment là, les propriétaires du local ont dit que cela leur convenait. Je ne savais pas que cette personne, Mr Dominique Clairefond, qui se revendique comme simple militant d’Attac, était propriétaire de cinq supermarchés Biocoop sur Paris et sa banlieue et membre du conseil d’administration de Biocoop.

Deux de ses supermarchés sont gérés par l’épouse du responsable développement de Biocoop France ce qui fait que certains porteurs de projets sont dépouillés de leurs projets...

A partir de ce moment, j’ai eu beaucoup de mal à avoir un rendez vous au siège de Biocoop à Bagneux. Un salarié du service développement (Mr Brissonet) m’a expliqué la nouvelle philosophie "humaniste" de Biocoop :

-  les magasins doivent favoriser un chiffre élevé par mètres carrés et cela dépend de la taille du magasin (plus c’est grand, mieux c’est...).

-  Il faut aller chercher les consommateurs là où ils vont consommer, donc dans les zones commerciales, le long des grandes routes, avec un grand parking...

-  il n’y a pas de mal à "développer" l’agriculture bio dans les pays de l’est... (Comprendre : produire à bas coût et faire beaucoup de transport à bas coût).

-  Et encore d’autres choses qui m’ont fait mal aux oreilles.

La semaine d’après, le responsable du développement de Biocoop était à Clamart pour savoir où il pourrait ouvrir un gros magasin. Ils ne m’ont pas prévenu du lieu où ils vont ouvrir leur prochain magasin sur la route nationale de Châtillon.

L’histoire était terminée pour moi. La même équipe a volé de son projet un porteur de projet à Reuil malmaison.

Donc, aujourd’hui quand vous allez à Biocoop, vous payez l’intermédiaire du transformateur (Celnat, Rungis…), l’intermédiaire de la centrale d’achat Biocoop et celle du magasin qui vend les produits.

C’est le même circuit économique que les grands groupes de distributions, sans éthique contrairement à ce que la communication de cette entreprise laisse entendre. Je n’ai pas pu remettre les pieds dans ces magasins depuis qu’il m’est arrivé cette histoire.

J’espère que les Amap et la vente directe se développeront, pour faire des paniers de céréales, de fruits... pour éviter de passer par le marché de la distribution du Bio


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