Association Biodiva’R

Construire une cabane de jardin en structure bois brut et torchis

Construction d’un abris pour toilettes sèches à lombricompostage

jeudi 1er septembre 2011 par Biodiva

La cabane qui servira de toilettes sèches au potager (en permaculture), est construite à cheval sur un muret de terrasse. L’accès aux toilettes se fera par un escalier en pierre qui vient du bas pour aller sur la terrasse du haut, le compost sera accumulé et traité par des lombrics dans la partie inférieure (terrasse du bas)

Première étape : pose des fondations en torchis (terre argileuse non végétale + pailles ou herbes fibreuses) sur des pierres (pour éviter des remontées capillaires)

Deuxième étape : dresser les premières perches (jeunes troncs bruts de sciage et pas forcément secs), et les relier avec des planches ou autres bouts de bois grâce à des vis (c’est mieux que des clous), ou des liens solides, ou par des tenons et mortaises + chevilles.

Les croutes (adosses de scierie) servant au contreventement ne sont pas encore coupées pour enlever ce qui dépasse. On voit les cannes de Provence qui servent de support pour tresser les herbes qui vont servir à structurer et accrocher le mur de terre.

Troisième étape : Confection des tressages entre les cannes pour structurer et accrocher la terre sur les murs

Quatrième étape : poser un toit étanche et végétalisé (4 à 5 € le mètre carré !)

La toiture végétalisée est construite avec des morceaux de bois récupérés, des vieilles tôles, du carton, le tout recouvert d’une feuille gaufrée de plastique (polyéthylène) habituellement destinée à assurer l’étanchéité des murs de maisons enfouis (de 2 à 7 € le mètre carré selon le fournisseur).

La liaison des éléments de structure (perches et croûtes) se fait par vissage (possibilité de réajustement et pas de coup brutaux comme avec les pointes).

La "charpente" est en train d’être vissée, elle sert de tirant pour lier le sommet des perches qui servent de structure porteuse à l’ensemble

Le support rigide du toit végétal est constitué de vielles tôles vissées sur les éléments de charpente.

Végétalisation du toit avec un mélange 50/50 de terre tamisée et de tourbe blonde qui apporte la structure fibreuse qui empêchera tout ravinement (retour d’expérience positif sur toiture végétalisée de la sorte : trois années sans soucis sur une pente à 100 %)

Cabane en cours d’achèvement, les murs commencent à se remplir de torchis

(JPEG)
Cabane vue de coté

Cabane vue d’en bas, on voit sur la gauche le mur en pierre sèche qui a été rehaussé de presque un mètre (coté cabane)

(JPEG)
Cabane vue d’en bas

Situation de la cabane dans le jardin en buttes (une méthode de culture permanente pour terrains humides)

Pour palisser les grimpantes, les cannes de Provence se tressent entre elles et tiennent sans recours à des liens (ça c’est du renouvelable !), cela doit être consolidé chaque année.

A suivre


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