Association Biodiva’R

A propos de phytoépuration

de l’art de faire du beau, du bio avec de la m...

lundi 25 mars 2013 par Biodiva

Les eaux sales se divisent en deux catégories :

-  les eaux grises issues de la vaisselle, du linge (sale), du lavabo, bidet, bain, douche ; elles sont peu chargées en matière mais peuvent être riches en azote (uriner dans la douche, c’est vivement recommandé !), en matières carbonées liquides (savons, produits d’entretien divers) ; on peut s’en servir directement pour l’arrosage.

-  les eaux vannes riches en excréments et papier ; elles sont des bouillons de culture de bactéries et potentiellement de parasites et maladies diverses (gastro) ; leur épuration est inévitable.

Alors que des millions de tonnes de pétrole et d’autres combustibles fossiles sont brulés pour fabriquer des engrais azotés, des millions d’être humains gaspillent une riche matière qui a servis depuis très longtemps en agriculture : les excréments et l’urine. Chaque personne produit assez de phosphore et d’azote dans ses urines sur l’année, pour fertiliser de quoi produire plus d’une tonne de tomates !

Certaines personnes vertueuses et courageuses (de franchir le pas) se sont mis aux toilettes sèches (article à venir). Cela consiste à faire tomber les excréments dans un récipient ad hoc, puis de les sécher avec des copeaux, de la sciure de bois, éventuellement des cendres de bois, puis de composter (ou lombricomposter) le tout.

Lorsque tout ça vous tente mais que votre maison est déjà équipée de toilettes classiques et d’un assainissement individuel (fosse septique), la solution médiane est d’épurer les eaux sortant de la fosse par un système de phytoépuration (épuration par les plantes) et de séparer les différentes eaux pour profiter directement des eaux grises pour l’arrosage.

A suivre ...


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