Association Biodiva’R

N’achetez plus de fraises en hiver !

vendredi 11 avril 2008 par Biodiva

Un article lu dans politis suivi d’un autre sur le site de telabotanica

D’ici à la mi-juin, la France aura importé d’Espagne plus de 83 000 tonnes de fraises. Enfin, si on peut appeler « fraises » ces gros trucs rouges, encore verts près de la queue car cueillis avant d’être mûrs, et ressemblant à des tomates. Avec d’ailleurs à peu près le goût des tomates...

Si le seul problème posé par ces fruits était leur fadeur, après tout, seuls les consommateurs piégés pourraient se plaindre d’avoir acheté un produit qui se brade actuellement entre deux et trois euros le kilo sur les marchés et dans les grandes surfaces, après avoir parcouru 1 500 km en camion. À dix tonnes en moyenne par véhicule, ils sont 16 000 par an à faire un parcours valant son pesant de fraises en CO2 et autres gaz d’échappement. Car la quasi-totalité de ces fruits poussent dans le sud de l’Andalousie, sur les limites du parc national de Doñana, près du delta du Guadalquivir, l’une des plus fabuleuses réserves d’oiseaux migrateurs et nicheurs d’Europe.

Il aura fallu qu’une équipe d’enquêteurs du WWF-France s’intéresse à la marée montante de cette fraise hors saison pour que soit révélée l’aberration écologique de cette production qui étouffe la fraise française (dont une partie, d’ailleurs, ne pousse pas dans de meilleures conditions écologiques). Ce qu’ont découvert les envoyés spéciaux du WWF, et que confirment les écologistes espagnols, illustre la mondialisation bon marché.

Cette agriculture couvre près de six mille hectares, dont une bonne centaine empiètent déjà en toute illégalité (tolérée) sur le parc national. Officiellement, 60% de ces cultures seulement sont autorisées ; les autres sont des extensions « sauvages » sur lesquelles le pouvoir régional ferme les yeux en dépit des protestations des écologistes.

Les fraisiers destinés à cette production, bien qu’il s’agisse d’une plante vivace productive plusieurs années, sont détruits chaque année. Pour donner des fraises hors saison, les plants produits in vitro sont placés en plein été dans des frigos qui simulent l’hiver, pour avancer leur production. À l’automne, la terre sableuse est nettoyée et stérilisée, et la microfaune détruite avec du bromure de méthyl et de la chloropicrine. Le premier est un poison violent interdit par le protocole de Montréal sur les gaz attaquant la couche d’ozone, signé en 1987 (dernier délai en 2005) ; le second, composé de chlore et d’ammoniaque, est aussi un poison dangereux : il bloque les alvéoles pulmonaires.

Qui s’en soucie ? La plupart des producteurs de fraises andalouses emploient une main-d’oeuvre marocaine, des saisonniers ou des sans-papiers sous-payés et logés dans des conditions précaires, qui se réchauffent le soir en brûlant les résidus des serres en plastique recouvrant les fraisiers au coeur de l’hiver.

... Un écologiste de la région raconte l’explosion de maladies pulmonaires et d’affections de la peau.

Les plants poussent sur un plastique noir et reçoivent une irrigation qui transporte des engrais, des pesticides et des fongicides. Les cultures sont alimentées en eau par des forages dont la moitié ont été installés de façon illégale. Ce qui transforme en savane sèche une partie de cette région d’Andalousie, entraîne l’exode des oiseaux migrateurs et la disparition des derniers lynx pardel, petits carnivores dont il ne reste plus qu’une trentaine dans la région, leur seule nourriture, les lapins, étant en voie de disparition. Comme la forêt, dont 2 000 hectares ont été rasés pour faire place aux fraisiers.

La saison est terminée au début du mois de juin. Les cinq mille tonnes de plastique sont soit emportées par le vent, soit enfouies n’importe où, soit brûlées sur place.

... Et les ouvriers agricoles sont priés de retourner chez eux ou de s’exiler ailleurs en Espagne. Remarquez : ils ont le droit de se faire soigner à leurs frais au cas ou les produits nocifs qu’ils ont respiré .

La production et l’exportation de la fraise espagnole, l’essentiel étant vendu dès avant la fin de l’hiver et jusqu’en avril, représente ce qu’il y a de moins durable comme agriculture, et bouleverse ce qui demeure dans l’esprit du public comme notion de saison. Quand la région sera ravagée et la production trop onéreuse, elle sera transférée au Maroc, où les industriels espagnols de la fraise commencent à s’installer. Avant de venir de Chine, d’où sont déjà importées des pommes encore plus traitées que les pommes françaises...

PAR Claude-Marie Vadrot

Politis jeudi 12 avril 2007


Manger des fraises d’espagne en hiver c’est participer à une catastrophe écologique. Lire l’article suivant :

L’article

Pour compléter :

Andalousie du sud : au cœur de l’esclavage néolibéral par Rémi Daviau, Extrait de la Lettre d’Attac 45 n°42 (été 2007) http://www.local.attac.org/attac45/spip.php ?article328

Le sud de l’Andalousie constitue depuis une vingtaine d’années un miracle économique ; et aussi une zone grise et floue, à la limite d’une forteresse Europe qui s’arrange avec efficacité et unanimité d’un traitement quasi féodal de la main-d’oeuvre et d’une fuite en avant écologique suicidaire. Et ce par deux activités qui, dans un souci commun de rentabilité éclair, profitent jusqu’à épuisement, au plus vite et coûte que coûte des ressources disponibles : l’industrie du tourisme, qui, par toutes les manières possibles (déclassement de zones protégées, requalification de terrains non constructibles...) a bétonné les côtes méditerranéennes de complexes pharaoniques ; et l’agriculture intensive, avec ses serres qui ont poussé sur 40.000 hectares, dont la moitié autour d’El Ejido (1000 habitants en 1960, 50.000 aujourd’hui). Enfonçons-nous dans les terres, et visitons la "mer de plastique", zone de non-droit complet. A une demi-heure d’El Ejido, un détour en voiture par la zone des serres donne la mesure : du plastique à perte de vue, une étendue géométrique immense, quadrillée par des routes rectilignes sans indications ; un gigantesque labyrinthe de bâches construit sur une terre aride et désertique. En milieu d’après-midi, heure de la pause, on tourne un peu et on finit par trouver, ici et là, des constructions greffées aux serres : petits bidonvilles de bois, carton et plastique, abris dépotoirs à l’hygiène de fortune (pas d’eau, pas de lumière, pas d’électricité), avec à proximité des groupes d’hommes uniquement, majoritairement maghrébins. Ils n’ont pas vraiment l’habitude des visites - sauf de la police - et c’est avec une curiosité bienveillante qu’ils nous accueillent ; l’un d’eux nous invite à entrer chez lui, ouvre une porte (fermée à clé) qui donne sur une dizaine de mètres carrés d’intimité recréée, entre quatre paillasses, un miroir et un coin cuisine. Sur la porte de l’abri d’à côté, une inscription à la craie, en arabe : "coiffeur".

Le profit dévore les hommes... Ils ont tous la même histoire : venus chercher fortune en Europe, débarqués clandestinement en Espagne, ils trouvent un travail sur place... et y restent jusqu’à l’hypothétique régularisation [1]. Ils font partie des 90.000 immigrés (d’Amérique latine, du Maghreb, d’Afrique noire et d’Europe centrale) qui se retrouvent dans la région pour la saison agricole. Sans papiers, ils sont à la disposition des grands propriétaires fermiers [2] qui les emploient à la tâche. Pas de contrat de travail, aucune sécurité d’emploi, pas de protection sociale, aucun droit. Ils dorment dans des bâtiments en ruine, dans les entrepôts d’engrais ; d’autres construisent avec rien ces cabanes improvisées. Indispensables au "miracle économique", ils sont tolérés tant qu’ils restent invisibles : peu ou pas d’espaces collectifs, ni de représentations, centres-villes quasi interdits, et la police, par un harcèlement continuel, se charge d’y veiller. Intégration zéro. Discrimination, répression, négation des droits les plus élémentaires assurent évidemment l’adaptabilité de la main-d’oeuvre. Le revers de la médaille, ce sont les regrettables vagues médiatiques provoquées par d’inévitables excès : violences verbales et physiques, ratonnades, émeutes racistes (on se souvient de celles qui ont secoué El Ejido pendant trois jours, en février 2000), assassinats (comme celui en 2005, dans la même ville, de Hosni Azzouz, ouvrier marocain et militant au SOC). Et depuis les mouvements de protestation des sans papiers des années 2000 et 2001, les employeurs ont diversifié leur main d’oeuvre, privilégiant une nouvelle population, différente par sa langue, ses habitudes : des femmes venant d’Europe centrale. Non organisées, et encore moins chères ! De nombreux travailleurs maghrébins sont restés sur le carreau, du coup disponibles... pour les moments de grosse production.

... et la planète. Ils oeuvrent sur la cueillette et le conditionnement de fruits et légumes : poivrons, tomates, aubergines, fraises... Toute une agriculture hors-sol intensive aux techniques très poussées qui épuise dans une course en avant les ressources naturelles : irrigation massive qui provoque un assèchement des nappes phréatiques (au point que l’eau doit être amenée du nord) ; utilisation forcenée d’engrais et de pesticides qui provoque pollution et maladies diverses... L’absurdité écologique est complète avec les milliers de kilomètres parcourus ensuite en camion, pour le plus grand plaisir des consommateurs de l’Europe entière, qui retrouvent ces produits dans les bacs de la grande distribution, qui est en fait le maillon principal de la chaîne. La grande distribution, entreprises transnationales qui étouffent le circuit alimentaire local et le réseau de distribution de proximité en vendant toute l’année des aliments sans goût ; qui prétendent installer des normes sanitaires sur les conditions de production (limites sur l’utilisation des pesticides, etc), mais imposent des rythmes de production élevés [3] ; qui pressurent producteurs, fournisseurs et surtout travailleurs agricoles, seule véritable variable d’ajustement, pour faire des marges fabuleuses [4].

Pour ne pas laisser faire ! Sur le territoire de l’Union, un système d’exploitation effrénée d’êtres humains et de ressources naturelles mis en place pour satisfaire aux exigences de multinationales parmi les plus puissantes en Europe, avec la complicité de grands propriétaires. Des conséquences nombreuses, et sur tous les plans : mise en concurrence et tensions entre populations, dégradation des droits sociaux, gestion des ressources à (très) court terme, mais aussi destruction de tissus locaux, détérioration de la qualité alimentaire... La mer de plastique est un camp de travail aux murs aussi infranchissables qu’invisibles. Elle est aussi un espace emblématique qui dénonce notre vie de productivisme et de gaspillage, notre facilité à intégrer l’esclavage comme rouage indispensable de la richesse occidentale - avec, à l’arrivée, des cohortes de caddies poussés dans les supermarchés, remplis de produits alimentaires industriels (poulets de batterie, tomates andalouses, perches du Nil...). Le haut-de-coeur n’est pas loin ! Sur place, peu osent défendre ces travailleurs et dénoncer la situation. En première ligne se bat le Sindicato de Obreros del Campo, membre du réseau Via Campesina : "Le SOC existe depuis plus de 30 ans", raconte Federico, permanent du syndicat ; "surtout dans la partie orientale de l’Andalousie. Nous nous battons pour les droits des saisonniers dans les latifundias. Le syndicat s’engage pour une réforme agricole, nous luttons pour l’occupation des terrains des latifundias ou de l’Etat qui ne sont pas utilisés : on les occupe en y formant des coopératives de journaliers. On travaille aussi pour l’agriculture écologique : notre but est de maintenir la vie à la campagne, et empêcher la politique européenne qui essaie de remplacer l’agriculture paysanne par l’agriculture industrielle". Le travail du SOC (activités de conseil, démarches administratives et action syndicale, défense contre les agressions racistes...) lui a régulièrement valu d’être la cible de menaces, d’intimidations, voire de saccages de ses locaux. Ce qui ne les empêche pas de mener des campagnes régulières, avec l’aide financière d’un réseau européen (syndicats et fondations, Forum Civique Européen, Attac Méditerranée...), pour assurer leur indépendance et leur visibilité, en particulier par l’ouverture de nouveaux locaux dans la région. Où que l’on soit, il existe heureusement des moyens de lutter : aider le SOC (dans ses appels réguliers à soutien financier) ; répondre aux campagnes européennes, chercher les alternatives à l’emprise de la grande distribution, et soutenir les initiatives solidaires de relocalisation du circuit alimentaire, telles que les AMAP. Et surtout, ne pas laisser cette zone dans l’ombre et le silence, car ici comme souvent, l’isolement et première condition pour perpétuer ...

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Témoignages

Y. marocain, sans papiers : un parmi 90 000 "Je vis ici, et c’est comme si je ne vivais pas. Ca fait un an que je suis venu pour travailler, gagner de l’argent, m’acheter une voiture... Au début, je suis resté trois mois sans travail. Comment faire ? Demander de l’argent aux parents ? Tu vois dans quoi on vit ! Si j’avais su que la vie était comme ça, je serais resté dans mon pays. Au Maroc, j’ai passé mon bac et étudié pendant deux mois, puis j’ai arrêté et je suis venu pour travailler... Je n’ai pas de temps libre. Ici, tu commences à six, huit heures du matin, tu manges, tu te reposes un peu et tu repars, de quatre heures à huit heures. Pas d’eau, pas de lumière, pas de café... Tu ne fais rien d’autre. Ici, pas de prière collective, pas de fêtes : tu travailles le samedi, le dimanche, tous les jours ! Dès que tu trouves un travail tu le prends, et c’est difficile à trouver. Je gagne juste de quoi manger, régler les choses quotidiennes. Les seuls espagnols que je connais, c’est ceux pour qui je travaille. On ne voit personne : pas d’associations, pas de médecins... Seulement la police : quand quelque chose est volé, ils viennent chercher ici. L’autre fois, ils cherchaient deux scooters, qu’ils n’ont pas trouvé. Ceux qui rentrent au pays ont de l’argent, une voiture ; mais si tu rentres sans papiers et sans argent, qu’est-ce que tu vas dire ? Tu n’es pas un homme ! Je ne veux pas continuer à vivre comme ça : dès que j’ai réglé mes papiers, je veux aller en France, à Paris, j’ai ma soeur là-bas, son mari est un vrai Français. Ici, pour huit heures, tu gagnes 30 euros ; et le patron paie quand il veut : au jour le jour, à la fin de la semaine, ou du mois... et tu ne sais jamais à l’avance combien d’heures tu vas travailler : quatre, six, huit... Le patron peut arriver à midi et te dire : reviens cet après-midi, ou reviens demain, ou dans deux jours. Moi, demain, je sais que je travaille : ce matin, le patron m’a dit que je ne travaillais pas cet après-midi, mais demain, oui."

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Le SOC : justice sociale, justice écologique "Almeria constitue une expérience de production industrielle capitaliste mondialisée en Europe, avec surexploitation des ressources naturelles et humaines, hautement rentable à court terme mais destructeur de toute possibilité de développement local soutenable à long terme. Les soutiens accordés au SOC de différents pays d’Europe ont un rôle essentiel du point de vue politique et économique. Ils contribuent non seulement à sauvegarder la dignité des travailleurs à Alméria mais défendent aussi les propres intérêts, car ce modèle de production menace le droit du travail partout. Il est aussi important de signaler la situation de l’Andalousie comme frontière sud de la « forteresse Europe » et son rôle de « gendarme » contre « l’ invasion » des pauvres du sud. La construction de nouveaux radars sophistiqués de surveillance côtière et de nouveaux murs à Ceuta et Melilla nous révèle une réalité quotidienne de souffrance et de mort dans les eaux de la Méditerranée marquée aussi par la répression des polices espagnole et marocaine. Le SOC, avec d’autres organisations, s’efforce de dévoiler et dénoncer ces violations des droits de l’homme et d’organiser la solidarité avec les réfugiés et avec tous ceux qui sont pourchassés par une politique migratoire européenne répressive, irresponsable, à l’opposé de toute forme de solidarité.(...) Notre programme syndical inclut la lutte pour la réforme agraire, la défense de l’environnement, la souveraineté alimentaire et le développement local, ainsi que l’implantation de coopératives et de réseaux de solidarité pour une production, une commercialisation et une consommation alternatives à celles du système capitaliste globalisé mercantile. Nous projetons aussi de créer à moyen terme une radio libre qui émettra en plusieurs langues dans toute la zone côtière d’Almeria et de créer une coopérative de travailleurs associés qui produira et commercialisera des produits agricoles biologiques. Nous élargirons et renforcerons aussi la formation professionnelle et syndicale, ainsi que l’enseignement des langues." Extrait du document de campagne du SOC, 1er janvier 2006.

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Federico, avocat, permanent du SOC : la solidarité internationale est essentielle "Au niveau européen, l’appui d’organisations qui viennent voir la réalité pour la faire connaître dans leur pays est très important parce qu’ici, il y a un consensus de la plupart des syndicats, des partis, des ONG et des médias pour ne pas reconnaître la réalité de l’exploitation et du racisme. On travaille beaucoup avec le Forum Civique Européen depuis vingt ans sur l’organisation de coopératives et sur la réforme agricole. On est en contact avec la Confédération paysanne, des syndicats suisses et des organisations comme le CODETRAS, dans les Bouches-du-Rhône, d’autres en Hollande, en Autriche qui oeuvrent pour les immigrés. L’appui financier est très important : on est complètement harcelés du pont de vue policier et économique ! Et maintenir notre indépendance est essentiel : nous sommes financés par la cotisation des adhérents, mais comme il y a une circulation permanente, c’est très difficile, par exemple le projet d’achat de locaux, on ne peut le faire qu’avec un appui économique extérieur. Mais le plus important, je crois, est l’appui politique. Parce que la situation ici est l’expérimentation d’une réalité qu’on est en train d’appliquer un peu partout en Europe : le capitalisme, l’agriculture industrielle, l’exploitation de la main-d’oeuvre immigrée est extrême ici, mais c’est le même projet socio-économique partout ! C’est pourquoi il faut diffuser l’information et faire connaître la réalité, travailler en réseau, s’appuyer mutuellement. Défendre les droits des immigrés ici, dans la région d’Alméria, c’est aussi défendre ceux des travailleurs européens dans toute l’Europe ! Les entrepreneurs, le capitalisme vont réduire petit à petit les droits du travail, les droits sociaux de tous les européens : ce qu’ils cherchent, c’est de pouvoir concurrencer les Etats-Unis, le Japon, et obtenir une main d’oeuvre soumise, flexible et bon marché, en Europe même."

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Liens utiles :

● Le site du SOC

Les dossiers du Forum Civique Européen :

● « Dans la mer de plastique d’El Ejido : Les immigrés s’organisent » ● Dossier Archipel janvier 2006 ● « Rapport sur la situation actuelle à El Ejido et dans la province d’Almeria (Andalousie, Espagne) »

Des articles du Monde diplomatique :

● « VOYAGE AU PAYS DES HOMMES INVISIBLES - L’Europe organise la clandestinité » (avril 2003) ● « RATONADES » A EL EJIDO - En Espagne, un apartheid sous plastique » mars 2000)

Et des dossiers de Campagne Solidaire, la revue de la Confédération paysanne, qui abordent le sujet :

● Fruits et légumes : un avenir à construire (sept 2003) ● Une Europe à 25, mais pour quoi faire ? (mai 2004) ● Migrations et agriculture : mondialisation des errances (déc 2004)


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