Association Biodiva’R

Des infos plus précises sur l’armoise annuelle

Attention ! Ce qui suit provient du site anamed et pas de Biodiva12 !

lundi 4 septembre 2006 par Biodiva

A propos, allez également voir sur le site www.anamed.net. Vous y trouverez pas mal d’informations intéressantes

Thé à l’Artemisia annua - une révolution dans l’histoire de la médecine tropicale 23 mai 2006

Chaque année, 300 millions de personnes contractent la malaria, entre 1 et 3 millions en meurent. C’est pourquoi la redécouverte de la plante artemisia annua constitue un coup gagnant dans l’histoire de la médecine tropicale. L’artemisinine extraite agit 10 à 100 fois plus rapidement que tous les autres médicaments développés jusqu’à présent et destinés au traitement de la malaria (1). La question est de savoir s’il faut d’abord extraire les feuilles séchées par procédé industriel à l’essence puis les transformer en comprimés par la suite, ou s’il s’avèrerait plus facile de cultiver artemisia directement et d’en préparer un thé en cas de maladie ?

Pensons-y : une réduction de la mortalité par la malaria en Afrique de 20% seulement constitue un bénéfice économique égal au volume total de l’aide au développement pour le continent (20 milliards de dollars américains par an !) (2). Ou encore : si nous pouvons prouver que le thé à l’artemisia permet une guérison dans 80% des cas, ce médicament presque gratuit signifierait un bénéfice équivalent à 4 fois le total de l’aide mondiale au développement pour l’Afrique !

La chaîne de télévision ARTE parle avec enthousiasme de cette plante dans les termes : « Malaria, une victoire en vue » et le journal « Süddeutsche Zeitung » la nomme « la plante qui pourrait sauver l’Afrique » (3). Nous disons simplement : oui, une victoire est en vue - pas dans le sens de l’extermination de l’ennemi, mais dans le sens d’une « cohabitation » : l’humanité n’exterminera pas la malaria et la malaria ne devra plus jamais menacer d’exterminer l’humanité ! Notre vision est que la malaria peut être traitée et le rester durant des siècles et que cette thérapie puisse rester accessible aux plus pauvres durant des siècles !

Pour cela, nous avons publié des directives précises (4) : utilisation des feuilles d’artémisia sous forme de poudre à prendre, sous forme de thé à boire, et en tant qu’extrait aqueux à administrer en lavement dans le cas d’évanouissement (état d’inconscience). Et dans les cas de maladies où ces médicaments par les plantes s’avèreraient vraiment insuffisants, nous donnons des conseils permettant de les utiliser en combinaison avec les médicaments anciens, non soumis au brevet et ainsi bon marché, nommés médicaments « chimiques » développés pour le traitement de la malaria : par exemple, pour les patients atteints du SIDA ou les enfants de moins de 5 ans. Un état africain peut ainsi construire de manière efficace une façade contre la recrudescence de la maladie menaçante qu’est la malaria ; et ce, sans augmentation des frais et sans avoir besoin de quémander auprès de Monsieur Bill Gates.

Notre travail serait d’autant plus facilité, si :

1. les gouvernements africains ne se comprenaient pas en tant que monarques, mais en tant que serviteurs de leur peuple,

2. l’OMS pouvait se détacher de l’emprise de l’industrie par le biais d’un financement de ses frais administratifs au moyen du produit des impôts et non grâce aux allocations de l’industrie pharmaceutique,

3. les universités dans le monde pouvaient financer leurs travaux de recherche à l’aide des produits des impôts pour pouvoir travailler au bénéfice de la résolution du problème et non au bénéfice des produits - soit dans l’intérêt de l’industrie pharmaceutique.

Notre travail est motivé par les raisons suivantes :

1. Les observations qu’ont pu faire nos propres collaborateurs. Exemple : Ralph Wiegand à Arba Minch/Ethiopie, Maike Ettling à Musoma/Tanzanie. Tous deux ont soigné chacun plus de 1000 patients sujets à la malaria et ont pu observer un taux de guérison de 80% à 100% uniquement par le traitement au thé à l’artemisia.

2. Cela même est reflété dans la littérature : 3 études chinoises ont confirmé une efficacité à 100%, lorsque les feuilles d’artemisia réduites en poudre sont utilisées et administrées directement en tant que poudre, ou bien encore mélangées à de l’huile, ou encore concentrées en alcool. (1) Toutes ces recettes pourraient être préparées par n’importe quelle clinique de brousse simple située en pleine forêt vierge.

3. Ce qui est important pour l’Africain n’est pas l’inexistence de plasmodium malariae, mais l’inexistence de symptômes. Il possède du plasmodium dans le sang toute sa vie, ce qui constitue pour lui une protection contre de nouvelles infections. Dans l’étude faite par le Dr. Müller (6) à l’université de Tübingen a été démontré que, 7 jours après le début du traitement, 77% des patients n’avaient plus de fièvre ; dans 88% des cas, l’état de fatigue avait disparu, dans 92% de ceux-ci les douleurs dans les muscles ainsi que les nausées avaient disparu. Nous avons ainsi au moins atteint un état dans lequel le patient reprend des forces et marcher jusqu’à la prochaine clinique (au Congo, ceci peut signifier une distance de 100 km, (7) ou 3 jours de bateau en région amazonienne (8).

4. Dans la même étude (6) a été également prouvé que la consommation de thé à l’artemisia favorisait le taux d’éléments efficaces dans la lutte contre la malaria. Müller fait cependant observer que la maladie récidivait souvent 4 semaines plus tard. Nous observons que l’artemisinine possède une demi vie très courte : 2 heures seulement par comparaison avec p. ex. le Fansidar qui lui, possède une demi vie pouvant atteindre 3 semaines ! C’est pourquoi nous recommandons de boire le thé 7 jours durant, voire même pendant 12 jours et de tout entreprendre pour éviter de nouvelles infections.

5. Il ne faut pas négliger le fait que l’artemisinine contenue dans le thé à l’artemisia aide à augmenter l’immunité (1). De nombreux patients qui souffrent d’autres maladies bien différentes telles que le typhus, le SIDA, les rhumatismes, la bronchite nous ont rapporté qu’ils ont pu reprendre des forces après avoir bu le thé.

6. La crainte répandue dans le monde entier est que le parasite de la malaria puisse devenir résistant à l’artemisinine. Ainsi, la dernière arme de l’humanité serait devenue émoussée. Nous aussi partageons cette crainte - mais nous la transformons en activité ! Désolés, le thé est utilisé en Chine depuis 2000 ans et aucune résistance n’a été observée. Maintenant, c’est l’industrie qui prend l’affaire en main, l’affaire n’a pas même 20 ans, et déjà surgit la crainte du développement d’une résistance (9). Si l’artemisinine devient inefficace, l’industrie en sera coupable et non la médecine naturiste : jusqu’à présent n’est connu aucun parasite qui aurait développé une résistance à l’extrait total d’une plante ! Exemple de la malaria : un thé à l’écorce d’arbre de quinquina est aujourd’hui tout aussi efficace qu’il l’a été 100 ans auparavant. Nous ne pouvons pas concevoir que l’utilisation du thé nous devienne interdite afin de ne pas mettre en danger l’efficacité des médicaments : quel traitement a donc été utilisé le premier ?

De plus en plus d’entreprises pharmaceutiques falsifient les médicaments : ainsi, la majorité (1) des comprimés d’ACT aujourd’hui vendus au Vietnam et au Cambodge sont falsifiés (12) ! Ce qui signifie qu’une entreprise ajoute au comprimé p. ex. seulement 1% du principe actif déclaré, pour que les tests de qualification continuent de rester positifs. Cette pratique s’avère d’un côté meurtrier pour les patients ; en revanche, il offre à l’agent pathogène de la malaria la possibilité de développer des résistances. Par contre, le thé à l’artemisia possède un goût tellement caractéristique que nous n’avons jusqu’à présent, pu en détecter aucune falsification !

7. Nous devons tirer des leçons de l’histoire : de nombreuses décades durant, les « scientifiques » ont condamné la teinture de valériane, car celle-ci ne possédait aucun « principe actif », absolument aucune substance efficace ne pouvait être isolée. La dispute fut calmée par l’adoption d’une solution commune : oui, la teinture de valériane s’avère seulement efficace en synergie, en interaction avec tous les autres principes isolés existants : une isolation en soi est absurde. De par les expériences que nous avons pu faire, nous sommes du même avis concernant le thé à l’artémisia : l’efficacité de ce thé est fondée sur l’interaction de 29 sesquiterpènes et 36 flavonoïdes ainsi que de différentes huiles essentielles (1).

8. Il existe au niveau mondial un déficit extrême en artemisinine. Le prix explose, les exploitations ne peuvent plus produire suffisamment. C’est pourquoi il est meurtrier d’extraire uniquement l’artemisinine disponible dans les récoltes existantes et de jeter le reste de la plante. Il a été démontré à plusieurs reprises que les extraits de la plante qui ne contenaient pas d’artemisinine sont également efficaces dans la lutte contre la malaria. Les principes actifs contenus dans la plante et efficaces contre la malaria sont p. ex. l’artemetine, la casticine, la chrysoplenetine, le chrysosplenol-D, le cirsilineol (1). Il existe des espèces d’artemisia qui ne contiennent pas d’artemisinine et sont quand même efficaces : A. absinthium, abrotanum, afra, p. ex. (1). Le précurseur de l’artemisinine, l’acide d’artemisinine, peut être concentré jusqu’à 8 fois plus dans la plante que l’artemisinine (1), est cependant jeté aux déchets lors du procédé d’extraction !

9. Nous avons prouvé que le taux d’artemisinine dans un prélèvement-échantillon bien séché peut rester stable durant 3 ans. Le chercheur Dr. Pedro Mellilo de l’université Campinas au Brésil a même démontré que dans un prélèvement-échantillon séché correctement, le taux d’artemisinine augmente avec la durée de stockage (grâce à la transformation de précurseurs) (9). C’est pourquoi anamed veille à ce que ses partenaires africains et asiatiques ne mettent en circulation que du thé frais, ou correctement séché et empaqueté.

10. Reste la question du dosage. Dans notre monographie, nous avons très clairement défini les qualités minimales que doit présenter le thé « artemisia annua anamed ». Le thé à l’artemisia peut être dosé tout aussi exactement que des comprimés. « Anamed Tansania » met le thé en sachets à la main, « Anamed Südafrika » met le thé à l’artemisia en sachets ou en capsules mécaniquement et produit actuellement 3 tonnes annuellement (10).

Ce dont a besoin le monde, c’est une OMS indépendante et non une « OIM », une organisation industrielle mondiale ! L’OMS est apparemment si pauvre qu’elle reçoit en tant que « dédommagement » pour la distribution de « Coartem » du seul pays Kenya, et ce pour une seule année, selon le journal « Daily Nation », un million de dollars américains (11). Comment l’OMS peut-elle donc discuter de plantes médicinales, voire même mener des recherches alors qu’elle reçoit autant d’argent pour ses objections au profit de l’industrie ??? Et comment les médecins du monde peuvent-ils rester neutres et conseiller leurs patients en toute conscience professionnelle quand ils sont juridiquement forcés de transmettre au patient des conseils à élaborés de cette manière ?

En résumé, nous pouvons donc conclure que l’artemisia est parvenue à l’état de maturation de marché ; non pas en mono-industrie, mais en tant que projet qui peut êtere pris en main par des milliers de petites entreprises de commerce ! anamed ne brevette rien, c’est seulement ainsi que les pays tropicaux peuvent développer leur propre capacité de production. Une armée européenne nous a assurés du financement complet des recherches ; cependant, nous n’aurions pas été autorisés à en publier ensuite le résultat ! Nous avons poliment décliné l’offre !

anamed offre à toutes les organisations humanitaires dans le monde la possibilité de cultiver les espèces d’artemisia adaptées, d’en disposer librement, sans imposer de concession de licence, et d’avoir accès à nos conseils d’utilisation gratuitement sur Internet à l’adressewww.anamed.net.

Nous remercions toutes les personnes ayant participé, en particulier tous les scientifiques, médecins et les milliers de patients qui y ont contribué.

Des parteraires d’anamed s’ottupent de 650 champs d’artemisia dans 75 pays.

Droits de reproduction anamed ; ceci signifie qu’une publication est souhaitée à des fins humanitaires, interdite à des fins commerciales.


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